Roz Avel Sailing

Boat People

Florin, le marin-aquarelliste

Le capitaine de Roz Avel

skipper illumine

Florin est le capitaine de Roz Avel, accessoirement le cuisinier (encore que Nathalie lui sauve régulièrement la mise concernant les desserts), le mécano, le maître-chien, le rameur et le charpentier de marine. Il était architecte, fut aussi décorateur, fit des études d’architecture navale poussé par le virus de la quarantaine, il est aujourd’hui marin et aquarelliste.

Parisien, mais aussi roumain de Timisoara, le virus de la voile l’a pris lors d’une séance d’atelier d’architecture, à l’École d’Architecture “Ion Mincu” de Bucarest, lorsque le prof d’atelier, Stefan « Puiu » Lungu les a pris par la main, lui et deux de ses potes, pour leur montrer un petit voilier de 6m qui attendait sur un terre-plein qu’ils s’en occupent. Avec ses copains ils l’ont poncé, peint, mis l’antifouling, changé un peu d’accastillage et hop ! A l’eau. Puiu et son frère leur ont appris a manœuvrer sans moteur dans les brises asthmatiques du lac Herastrau. Ensuite, Florin est parti à Timisoara, peu après il arrivait à Paris, laissait la voile de coté, mais trop tard. Le ver était dans le fruit.

En 1999 – rechute. Faut dire qu’un de ses meilleurs amis, Régis, photographe et voileux passionné, lui a donné l’occasion de remettre ses fesses dans un cockpit, une barre en main. Il achète son premier voilier, un Mousquetaire, au Havre, qu’il répare avec sa compagne de l’époque et navigue tranquillement en fin de semaine dans la Baie de la Seine. Quelques années plus tard il attaque des études d’architecture navale, à Paris, ou il connaît une faune extraordinaire, un Ministe, des architectes navals prestigieux, un architecte passionné de formes géométriques complexes et constructeur amateur de bateaux à voile, des jeunes fous, une amie chère, Martine, il apprend a dessiner des carènes et a regarder les voiliers d’un œil différent.

En 2004, dans sa vie, arrive Nathalie. Plus rien ne sera comme avant. Ensemble, ils achètent Tayo, un bateau promettant en contreplaqué, un Mousquetaire aussi, qui s’avère gourmand en heures de travail et qui inspire à Nathalie une haine féroce pour les bateaux en bois. C’est à dire, oui, c’est beau, mais chez les autres. Après trois saisons de navigations en pointillé, de Saint Samson sur Rance aux Chausey, une épique traversée de la Bretagne sur les canaux et une magnifique apparition à la Route du Cidre, entre Saint Malo et Dinan, Tayo va ceder la place à Gu Bragh.

Arpège de 1976, bateau mythique, yacht très agréable a faire marcher et qui fait tourner les têtes dans tous les ports avec des lumières dans les yeux, ce bateau a été le moteur d’un projet de grand voyage. Le couple a vécu à bord deux hivers, navigué dans tout le sud de la Bretagne, le capitaine a fait découvrir à sa moitié les joies de la navigation sous les étoiles, du mouillage sauvage, ils ont embarqué des amis ou des enfants pour des navigations avec l’association Grand Largue, bref, beaucoup de moments de bonheur. Mais il faut se faire une raison, le tour du monde sur un bateau de 9m, ce n’est pas très raisonnable passé la cinquantaine.

Gin Flo et Little Gu

Et c’est ainsi (et surtout parce que l’armatrice l’a décidé) que Roz Avel est apparu dans la vie de l’équipage. Le magnifique cotre de 13m, avec le petit canot Little Gu, le pneumatique rouge et tout ce monde flottant qui fait l’univers quotidien de Florin et Nathalie sont partis à l’aventure. Arrivés en Galice, ils y ont passé l’hiver. Le skipper trépigne d’impatience, il reste un mois (de boulot acharné, mais la préparation fait partie du voyage, n’est-ce pas?) avant l’appareillage. Pour le monde.

Flo_gin

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